Plongée dans l'histoire du batiment
Avant de s’appeler avenue Émile-Loubet, la rue Roannelle faisait partie d’un ancien faubourg qui s’est développé en limite du centre-bourg historique mais hors des anciennes murailles médiévales stéphanoises.
Ce n’est que beaucoup plus tard, dans les années 50, et selon la tradition municipale, qu’elle sera rebaptisée en l’honneur d’une figure politique française majeure de la Troisième République, Émile Loubet, Président (1899 - 1906).
Un tournant urbain
L’urbanisation du quartier a été particulièrement active à partir de la seconde moitié du XXᵉ siècle, avec une densification progressive et la destruction spectaculaire sur l’ilot Boivin d’anciennes parcelles résidentielles ou artisanales, devenues insalubres et encore dépourvues d’égouts. Pour cause d'utilité publique, une vague d’expropriation et de relogement des locataires des lieux sera nécessaire
Le Dauphiné, 14 oct. 1965
" Les travaux de démolition, certes, on en cause depuis près de quinze années, quelques vielles "bicoques" se sont écroulées d'elles mêmes, mais il reste encore une demi-douzaine de maisons aux portes pourries aux vitres depuis longtemps brisées. Les locataires "payants" de ces maison là ont depuis longtemps cherché demeure ailleurs. Mais, souvent, à l'insu même du propriétaire, des Nords-Africains, après avoir forcé les portes (sans grandes difficultés d'ailleurs) se sont fraîchement installés. [...]Ces habitants "sans droit, ni titre" comme le précise l'avis municipal, partiront-ils comme ils sont venus, aussi subrepticement, avant le 1er février prochain ? "
La Tribune Le Progrès -19 février 1964
" Comme tous les locataires du quartier, Mme Jacquet, qui vit avec son fils, a reçu son indemnité d'éviction. Elle est d'accord sur la somme qui lui a été remise, mais elle attend un local. D'où l'inquiétude sur son nouveau lieu d'habitation. "
en 1974

Aux lieu et place de cet ilot pittoresque sera ensuite édifié un immense ensemble administratif (5200m2), d’une modernité renversante pour l'époque, commun aux 3 organismes de sécurité sociale (Allocations familiales, sécurité sociale, U.R.S.S.A.F).
Encore dénommé localement «l’immeuble de la Sécu », ce dernier demeure un point de repère dans le quartier de Tarentaize-Beaubrun, culminant à environ 45 m de hauteur, ce qui en fait l’un des plus hauts édifices de la ville.
Photographie - 1966/1973 - 7113 W 9 01